|
Historique
Programme
des secteurs de conservation
Se
rendant compte qu'acheter les bâtiments menacés
d'un pays représente de grandes dépenses, Héritage
Canada a adopté une autre approche et créé
un programme sur le modèle de programmes britanniques
similaires, qui n'avaient toutefois jamais été
mis en oeuvre à l'échelle nationale. Ce programme,
c'est celui des secteurs de conservation.
À Norwich, en Grande-Bretagne, en collaboration avec
la collectivité, les entreprises et l'administration
municipale, on a rénové dans les années
50 les magasins et les habitations abandonnés de la
rue Magdalen, qui dataient de la fin de l'époque victorienne.
Cette restauration a été réalisée
sans reconstruction du cadre urbain ni dépenses importantes.
Héritage
Canada concevait les secteurs de conservation comme un partenariat
avec la collectivité, tous les paliers de gouvernement
et les entreprises privées. Les objectifs du programme
étaient la conservation intégrée de bâtiments
dans un district ou un secteur. La conservation intégrée,
c.-à-d. la découverte d'une nouvelle vocation
pour un bâtiment en péril, implique en général
la rénovation ou la réfection de la façade
et la rénovation de l'intérieur.
Cette
reconversion des bâtiments non seulement les préserve,
mais
aide aussi à promouvoir le renouveau urbain et le tourisme
culturel.
À
la fin de 1978, Héritage Canada avait établi
des secteurs de conservation dans sept des dix provinces ainsi
qu'au Yukon. Il s'agissait de :
- La
place Old Market, à Winnipeg, Manitoba
-
Old Strathcona, à Edmonton, Alberta
- St.
Andrews, au Nouveau-Brunswick
Héritage
Canada a finalement abandonné les secteurs de conservation
en raison de la difficulté d'obtenir la coopération
de tous les intervenants, et parce que la législation
et les pratiques en matière d'urbanisme à la
fin des années 70 favorisaient l'aménagement
plutôt que la conservation. Pour contribuer à
la préservation du patrimoine bâti de notre pays,
Héritage Canada devait persuader le gouvernement d'adopter
des lois patrimoniales efficaces.
Le
Programme des biens
Pendant
les années 70, Héritage Canada a acquis au moins
10 propriétés dans tout le pays, de Dawson,
au Yukon, à St. John's, à Terre-Neuve, grâce
à son Programme des secteurs de conservation et à
des legs de biens personnels. Cependant, en 1984, en raison
des coûts élevés de la rénovation
et de la gestion de ces bâtiments, la Fondation avait
mis fin à son rôle de propriétaire. Ne
conservant que quatre de ses propriétés originales,
Héritage Canada a commencé à collaborer
avec les secteurs public et privé pour encourager l'investissement
de capitaux dans la rénovation de bâtiments historiques.
Une de ces entreprises conjointes les plus ambitieuses, a
été l'aménagement de l'îlot Saint-Nicolas,
dans la basse-ville de Québec, où, en collaboration
avec des architectes locaux et une firme d'ingénierie
de Montréal, Héritage Canada a contribué
à la rénovation de deux pâtés de
maisons endommagées par le feu.
Ces programmes coopératifs ont ouvert la voie à
une collaboration plus générale avec les gouvernements
et les entreprises dans le cadre du Programme de mise en valeur
des rues principales.
Programme
de mise en valeur des rues principales
La
Fondation Héritage Canada a institué Rues principales
en 1979. Il s'agissait de revitaliser le centre urbain de
villes de petite et de moyenne importance tout en préservant
leurs bâtiments historiques. Les centres commerciaux
attiraient les clients loin des magasins qui bordent les rues
principales de nombreuses localités. L'inoccupation
des édifices commerciaux amenait à les négliger
et entraînait la détérioration des centres-villes.
Héritage
Canada a aidé les collectivités grâce
à un processus d'auto-assistance.
Des
coordonnateurs ont été embauchés sur
place et la collectivité a été encouragée
à participer. On lui a présenté diverses
techniques de conservation, comme la reconversion de bâtiments,
l'amélioration du paysage urbain et l'essai de nouvelles
méthodes de marketing. Ce programme visait à
ramener les habitants dans les centres-villes pour qu'ils
s'y rencontrent, qu'ils y magasinent et qu'ils soient de nouveau
fiers de leur ville.
Le gouvernement fédéral a fourni au total 8
millions de dollars en 10 ans pour la mise en oeuvre des projets.
À la fin du programme en 1994, 70 collectivités
de tout le pays en avaient bénéficié.
Le Programme de mise en valeur des rues principales est considéré
comme l'un des plus réussis de la Fondation, mais en
l'absence de financement fédéral, il était
difficile à maintenir.
Régions
patrimoniales
En
1988, Héritage Canada a lancé le programme Régions
patrimoniales afin de contribuer à l'essor des régions
rurales. Il s'agissait de trouver de nouvelles manières
de régénérer des collectivités
qui avaient été durement touchées par
la faiblesse de l'économie et la diminution de leur
population.
Comme
dans le cas des Rues principales, l'approche des Régions
patrimoniales était fondée sur l'auto-assistance.
Un gestionnaire de projets a été embauché,
qui a aidé les collectivités à trouver
des façons de préserver et d'améliorer
ce qui fait qu'une région est un endroit où
il est agréable de vivre. Les résidents, pour
leur part, travaillaient ensemble à la protection de
l'environnement, essayaient de trouver des occasions d'améliorer
l'économie et, finalement, de s'assurer une identité
régionale.
Il y a eu huit projets en tout. Outre qu'il reposait sur une
forte participation de la collectivité, le succès
de ces projets dépendait d'un financement extérieur,
en général de subventions provinciales, ou de
subventions combinées fédérales et provinciales.
Haut
de la Page
|